08 juillet 2007
Traitement laser pour mes cicatrices, j'espère que ça va marcher

Il y a deux jours j’ai eu ma première séance laser pour mes cicatrices. Je ne sais plus du tout de quel laser il s’agit, ce que je sais c’est que c’est un nouveau laser américain pour les vergetures a la base… Là la dermatologue m’a fait une séance d’essai sur 5 cicatrices à peu près et une brûlure pour voir si ça marche. Et les cicatrices qu’elle a choisi de traiter sont les plus symboliques pour moi. A la fois je suis vraiment soulagée qu’on essaye de traiter ce problème, mais à la fois je tire un certain trait sur une partie de mon passé. Je me souviens exactement du moment ou je m’étais écorché vive, il y a une cicatrice qui date d’avant mon hospi à abadie, c’était la fois ou j’avais coupé le plus profond, j’avais changé mes lames de cutter et je ne pensais pas que ça couperai autant… Les infirmiers de l’hôpital et le psychologue m’avait alors parlé de ts et plus de scarification a cause de la profondeur, mais moi pourtant j’essayé de leur expliqué que je pensais pas que ça couperait autant, mais bon ils ne me croyaient pas vraiment. Je ne pouvais plus bouger le bras sans que la coupure s'ouvre et saigne énormément, et la nuit quand je l’avais faite je n’avais peur que d’une chose de salir mes draps pour pas que ma mère soit au courant… Il y a aussi la brûlure que je m’étais faite en hp… la bas personne ne l’avait vu. Heureusement pour moi d’ailleurs car un peu avant ils avaient découvert en me prenant la tension que je m’étais brûlée le poigné, et m’avait menacée de la camisole si je recommençais. J’ai recommençais partout sur mon corps (parce que ces choses là quand on va mal on ne maîtrise pas) et ils n’ont jamais rien su. Il y a aussi toutes les cicatrices où je me soignais toute seule, à la place de points de suture vue que personne n’étais au courant je me mettais des stéri-strip, je me faisais ma pharmacie. Enfin pour commencé la dermatologue a vraiment choisi des cicatrices symboliques, celles qu’on voit sûrement le plus au final… Mais bon chaque cicatrice constitue une partie de ma vie… La première marque qui est resté sur mon bras date de 2004. J’espère pouvoir quand même effacé ce passé au maximum. J’en ai déjà assez de souvenirs dans ma tête. Vraiment j’aimerais que ces séances laser marchent. Sinon la séance en elle même est assez rapide, 20 min pour moi. Le laser traite que la cicatrice donc c’est un travail de précision car il ne faut pas que ça déborde sur la peau saine (y a du boulot avec moi quand je vois que mon bras est meurtri de plus de 200 cicatrices [que sur un seul bras]). Le laser fait mal !!!! mais c’est largement supportable, pas besoin d'anesthésie en faite ça brûle. Mais bon vu tout ce que je lui ai infligé à mon bras on va dire que ce n’est rien, là je paye pour réparer mes erreurs. La au bout de deux jours c’est un peu gonflé, légèrement rouge a côté des cicatrices traitées, mais la zone traité par la laser c’est brûlé, je dois mettre de la biafine 5 fois par jour à peu près. Le premier jour c’était douloureux un peu (enfin comme quand on se brûle), et la au bout de deux jour ça gratte !! mais je suis vraiment super contente au moins de pouvoir essayé, parce que j’espère vraiment que ça va marché, que j’ai trouvé une solution pour atténuer ces cicatrices. Pour le coût, alors j’ai payé que 40 euros la première séance !! c’est vraiment misérable comme prix ! pour les essais vu qu’on est pas sûr que ça marche elle me fait un prix comme si c’était une consultation, et quand on sera sûr du résultat là elle me fera payer le prix normal, mais bon j’ai une prise en charge par la sécu qui a été accepté alors normalement je devrais être remboursée. J’espère que ça va marcher, je suis un peu le cobaye car la dermatologue n’a jamais essayé pour ce problème là. Et c’est à bordeaux que je vais faire ces séances. Je n’habite pas là du tout, mais ces lasers n’existent pas là ou j’habite.
Voilà ici je marquerai les évolutions de ce traitement. Moi perso je sais que ça m’aurait énormément aidé que quelqu’un m’aide dans ces démarches, car au début on ne sait pas à qui s’adresser, quoi demander, car soit les dermatologues pensent surtout au fric, soit ils se foutent de ma gueule, soit ils disent qu’il n’y a rien a faire, et pour un rdv dermato à chaque fois il faut compter 3 mois d’attente… Et ça fait plus d’un an que j’ai commencé ces démarches, et c’est seulement ils y a deux jours que j’ai pu avoir ma première séance. Avant j’ai essayé le laser IPL, sérieux c’est que de la merde, on va dire que je me suis fait avoir, quand je vois ce qu’elle me faisait avec son laser ipl comparé au traitement de maintenant…
Enfin je suis happyyyy, depuis le temps que j’attendais ce moment.
Si vous avez des infos à me donner ça pourrait m’intéresser, et si vous voulez que moi je vous donne plus d’info c’est avec plaisir

08 novembre 2006
Les phrases qui culpabilisent
Les phrases qui nous culpabilisent
Il y a toute une foule de phrases, de paroles qu’on entend, des phrases mal construites, sans grande intelligence. Des phrases qui font mal. Des phrases qu’on déteste entendre. Des phrases qu’on aimerait voir disparaître. Des phrases qu’on peut se dire, qu’on peut nous dire, qu’ « il » peut nous dire.
Ces phrases peuvent tourner en boucle dans notre esprit, nous torturer, nous envahir!
Je vous propose de les placer ici, sur ce post pour vous défouler.
Voilà les phrases que j’ai entendues,
Pour les victimes d’abus, d’attouchement, la phrase qui revient le plus souvent est celle-ci:
- « Mais de quoi te plains-tu? Tu n’as pas été violé! »
Il n’y a pas d’échelle de gravité à la douleur. Le traumatisme de l’attouchement sexuel est immense et ne doit jamais être minimisé. Les victimes elles-mêmes se répètent souvent: « ce n’est pas grave »! Or, si c’est grave! Vous avez le droit de souffrir d’avoir mal! On trouvera toujours plus malheureux que soi, et se comparer aux autres douleurs n’a rien de « bénéfique »! N’hésitez donc jamais à pleurer, à parler, à écrire votre souffrance! Elle existe et est bien réelle! Elle n’est pas « banal »! Elle n’a rien de banal!
Pour les victimes de pédophilies ce que j’entend souvent c’est:
- « Mais tu n’as pas crié, il ne pouvait pas savoir»
- « Tu as sûrement du « l’allumé »
- « Tu cherches à détruire la famille »!
- « Tu as ressenti du « plaisir » c’est que tu voulais! »
Toutes ces phrases prononcées sont des phrases construites par des ignares, des personnes qui ne veulent pas savoir, pas comprendre! Des personnes qui ne savent rien et qui ne comprendront sans doute jamais rien.
Le fait de ne pas avoir « crié », s’être débattu n’est pas condamnable! Vous étiez jeune, trop jeune pour comprendre ce que « ça » signifiait! Vous n’avez en rien « cherché » cette agression qui à l’époque n’est peut-être pas « paru » comme telle, l’esprit voulant se protéger en faisant sombrer la mémoire dans le déni!
Lorsque vous avez brisé le tabou, ne vous faites pas avoir par ces personnes de « bonnes » consciences, celles qui disent «Tu détruis la famille, menteuse »! Au moment de cet « inceste », y avait il vraiment une « famille »? Qui n’a pas rempli son rôle de père, d’oncle, de cousin, de mère? La personne qui avait autorité sur vous qui en a abusé! Qui vous a abusé!
Avoir ressenti ce « plaisir » ne signifie en rien que vous avez pu « désirer » dans le sens courant du terme! Cela signifie simplement qu’un pédophile sait s’y faire, sait vous manipuler physiquement et mentalement pour arriver à ses fins! Peut-être même vous faire garder le silence, puisque vous aurez été « conciliante »! C’est une manière de vous mettre la main sur la bouche que de vous faire « ressentir » ce « plaisir »! Une manière de vous culpabiliser, pour que vous ayez honte de vos sentiments, votre corps! Et on sait tous que la honte fait plonger dans le silence et l’horreur de la culpabilité!
Le mot « allumé » est un mot vide sauf lorsqu’il est utilisé quand on parle de bougie, cigarette, mais pas d’être humain! Il fait parti de ces mots qui vous plongent dans le silence, qui vous font taire! Ils sont au fond ridicule et sans intelligence! Un enfant a sa propre sexualité, mais pas une sexualité d’adulte, une sexualité où on pense à « ça »! Une sexualité bien particulière, une sexualité enfantine, qui fait parti de l’enfance! Et pas de ce monde adulte dans lequel ce(s) pédophiles vous ont imposés! Ce mot est un mot de l’agresseur nageant dans son esprit tordu!
Armez vous d’un bouclier pour ne plus qu’ils vous fassent mal!
Pour les adolescentes et femmes violées:
- « Tu t’es mise en danger »
- « Tu aurais du dire plus fermement « non » »
- « Tu n’aurais pas du l’inviter chez toi! »
- « Tu n’aurais pas du aller chez lui! »
- « Tu aurais du sentir qu’il était louche »
- « Les hommes ont de la testostérones ce qui les rend plus violent, donc sa réaction est humaine! Il ne pouvait pas se contrôler! »
- « Tu aurais du le gifler! »
- « Tu aurais du lui donner un coup de pied dans les couilles »
- « Tu aurais du crier ! »
- « Il a juste été un peu brutal, mais rien de bien grave »
- « Tu l’as allumé »
Une femme/ado ne peut prédire l’avenir, elle ne pouvait pas deviner que si elle allait dans cette ruelle là à telle heure, elle serait « tombée » sur un violeur. Malgré ce qu’on dit souvent, la femme n’a pas ce « sixième sens » qui lui permet de se protéger. Un agresseur que l’on connaît semble totalement « normal », c’est un ami, un petit ami, un mari! Quelqu’un qu’on apprécie, ou quelque un qu’on n’apprécie pas! A aucun moment on peut imaginer qu’ « il » va nous faire du mal. On peut y songer pendant un bref instant, mais notre « logique » et notre « rationalité » toc toc dans la tête pour nous dire « Cesse d’être paranoïaque ».
Inviter quelque un chez soi se fait depuis la nuit des temps et si on devait toujours garder ses portes fermées, on ne vivrait plus! Autant devenir ermite, s’isoler dans une île déserte, s’enfoncer dans l’asociabilité et mourir seul!
Aller chez quelque un n’est pas synonyme de viol. Si toute les femmes se faisaient violées en allant chez des amis, voisins, petits amis, il y en aurait des cas d’agressions!
On ne peut pas deviner!
Se mettre en danger, c’est traverser la rue alors que le feu est vert! C’est comprendre que sur la route il y a un danger, des voitures qui roulent, un potentiel « écrasement »! Mais en matière de relation humaine, le danger n’est pas aussi évident que sur une autoroute ou un périphérique! Il est même nul! « Comment savoir par avance qu’intel est dangereux? Et même si on sait qu’il l’est, « ça » arrive aux autres et pas à moi! Et même si on a un doute, il ne faut pas tomber dans la paranoïa! »
Les personnes qui prétendent: « tu ne t’ai pas assez défendu » sont des personnes qui n’ont jamais vécu une situation « extra-ordianaire » ! Ils n’ont jamais été confronté au danger, ils ignorent donc totalement qu’on ne peut pas savoir d’avance la manière dont on réagit face à une situation extrême ! Qui dit situation « extra-ordinaire » dit réaction « extra ordinaire », voir même réaction « ordinaire » car beaucoup de victime (pour ne pas dire la plupart) n’ont pas l’impression de s’être suffisamment défendu!
On se défend, d’une manière ou d’une autre: le « non » est une défense! Le fait même d’être paralysé, tétanisé est aussi une défense! Le fait de dissocier son corps de son âme est aussi une défense! Le fait de pleurer est encore une défense! Quand on est devant « ça », il y a cet « instinct de survie » qui court dans tout notre être! Il y a ces paroles au fond de notre tête: « pourvu qu’il ne soit pas plus violent! Pourvu que « ça » termine vite! Pourvu que je ne le contrarie pas… »
Il y a aussi ce sentiment d’être perdue quand on est avec quelque un qu’on aime, apprécie, qu’on connaît! « Comment peut il nous faire du mal? C’est pourtant mon ami, mari, père, frère, petit ami, oncle etc. »
Les réactions que l’on a face à ces situations sont toujours les meilleures, la preuve en est, vous êtes vivantes aujourd’hui! Il suffit d’un petit peu pour se faire tuer, car n’oublions pas ces situations sont graves et s’il a été capable de vous agresser,violer, il aurai pu être capable de vous tuer même si cela vous semble totalement tiré par les cheveux!
Quand à la « femme qui allume », l’homme qui ne sait pas se contrôler, ces phrases sont tellement débiles qu’elles ne méritent pas d’être prêter avec une grande attention!
Le fait d’être bien dans ses formes, bien dans sa peau; le fait d’être habillé comme on le désire, de tenir des propos qu’on aime tenir, d’avoir des actes qui fait que nous sommes « nous », le fait d’être une femme tout simplement est NORMAL! Peut être que les agresseurs n’aiment pas cette « assurance », cette « féminité » et que comme ça qu’ils tentent de nous briser… peut être!
Ceux qui abusent de ces paroles sont ceux qui se cherchent des prétextes, une légitimité à leur acte!
Et les proches qui vous sortent cet argument, sont ceux qui ne veulent pas voir qu’on n’a pas voulu! Ceux qui ne veulent pas entendre une souffrance! Ceux qui sont en colère, et plutôt que de porter leur colère sur eux-mêmes car peut être se sentent ils coupable de ne pas avoir été là, il vous la renvoie à la figure pour se « dédouaner » d’une culpabilité qu’ils ne devraient pas avoir!
Quand à ce « non » qu’on n’aurait pas assez dit, ou pas assez « posé », sachez qu’un seul « non » suffit pour qu’ « il(s) » comprenne(nt)! Un « non » reste un « non »! D’ailleurs, lorsqu’on est victime, tout notre être dit « non »! Il ne pouvait pas ne pas le voir à moins d’être un attardé mental ou un fou.
Cette « liste » n’est pas complète, et les mots que je met dessus pour contrecarrer ces paroles ne sont pas suffisants! C’est pourquoi n’hésitez pas à continuer pour enrichir ce poste anti-culpabilisant!
cet article qui explique très bien les choses ne vient pas de moi, je l'ai trouvé sur le site http://rayondesoleil.mmorpgs.info/forums, mais il me paraissait important de le mettre ici. je m'y suis retrouvée, j'espère qu'il aidera des personne et surtout qu'il déculpabilisera les vistimes.
15 octobre 2005
encore aux urgences
jeudi 16 juin 2005
réanimation
lavage d'estomac, intubé par le nez, putain que ca fait mal
des fils partout, une perf dans la main
je retourne en consultation ds mon centre pour ados suicidaires, ils me disent que je suis plus forte qu'eux, qu'ils sont très pésimiste sur mon cas, que je vais etre enfermée ds une chambre a double tour avec des adultes en hopital psychiatrique si je refais une ts
ils me laissent ma dernière chance mais ils m'ont dit qu'ils ne savent plus quoi faire de moi
je me sens si seul, si incomprise
mardi 21 juin 2005
voila je pars mercedi ds mon centre
normalement je n'y reste pas plus de dix jours
jeudi 30 juin 2005
coucou a tous
je suis revenue
je vais pas très bien
les psy m'ont diagnostiquée avec des troubles de la personnalité et du comportement
si je ne vais pas mieux ils veulent me réhospitaliser à long therme et m'envoyer ds un internat thérapeutique loin de chez moi
en gros c'est la grosse merde pr moi, je vais pas bien du tout
j'y arrive pas, avec le psy ca s'est super mal passé
lundi 12 septembre
Anecdote banale de ma vie
hier soir je me suis défoncée aux médoc
je suis allée me coucher (je ne marchais plus droit)
mais ce matin pr me lever l'horreure
je fais une baisse de tension énorme (j'ai du descendre à 5, 6)
impossible de tenir debout, je n'y voyais plus rien, je me suis étallée par terre
avec une énorme envie de gerber
et ça pendant 15 MIN au moins
je prends des médoc pr faire remonter la tension
puis je vais en coursj'ai DTL de philo pendant trois heures
et je suis completement a coté de la plaque
en me relisant j'ai vu que mes phrases ne voulaient rien dire du tout, que je répétais trois fois le meme mot d'affilé
enfin bref la j'ai trop une gueule de shotté
j'ai du mal a tenir debout, j'ai envie de dormir
ma boulimie:
gavage intensif, perte de contrôle, honte, dégoût voilà comment je décrirai la boulimie.
La personne ingurgite jusqu'à en être malade, mange tout ce qu'elle peut, même des choses qu'elle n'aime pas.
Dès la première bouchée elle sait que ça va être une crise. Une bouchée, puis deux, elle mache de plus en plus vite, sans savourer. Elle ne ressent pas le goût des aliments. Elle n'a qu'un objetci se remplir, manger, dévorer. Elle ne prend pas de plaisir. Elle arrete son estomac dit stop, ne peut plus rien contenir, alors elle va vomir. Vommissements provoqués ou spontannés. Elle peut prendre des laxatifs, des dihurétiques. Le dégoût d'elle même la ronge, la détruit. Son estomac est vide, elle vient de se vider, elle a encore faim.
Elle remange, première bouchée, puis deux, crise, vomissement, faim, première bouchée, puis deux, crise...
La roue est enclenchée.C'est très dur pr rompre ce cercle viscieux.
La personne souffre horriblement. Elle a une obsession de son poids, cherche à tout pris à maigrir, se trouve grosse même si elle est mince/maigre/grosse. Ca lui pourrit la vie. Elle se déteste, se sent nulle. Elle peut vouloir se punir (ts, am)
Puis les conséquences des vomissements sont désastreux, déstruction de l'oesophage, perte des cheveux, déchaussement des dents, carrences en potassium, troubles cardiaques.
Mais tout le monde s'en fou


