22 juillet 2006
anorexie, boulimie PRENDRE CONSCIENCE DE LA DENUTRITION

L'anorexique n'a qu'un but : perdre de la graisse.
La boulimique n'a qu'un espoir : mincir.
Or, l'anorexie comme la boulimie exposent à la dénutrition.
Qu'est ce que la dénutrition ?
La dénutrition, ce n'est pas seulement une perte de poids. C'est surtout une perte de masse musculaire et une altération de nombreuses fonctions, à l'intérieur du corpscomme dans les relations du corps avec l'extérieur.
En d'autres termes, en dessous d'un certain poids, mincir n'a plus rien à voir avec un problème esthétique. Une image peut le faire comprendre : un PDG a décidé de " dégraisser " son personnel ; il licencie des salariés. Mais en dessous d'une certaine limite, le nombre restant ne suffit plus à faire fonctionner l'entreprise : l'entreprise est en péril !
I - ANOREXIE ET DENUTRITION
Tout commence de façon très banale.
Tout finit dans le drame !
Au début, c'est juste un petit régime pour perdre quelques kilos.
A la fin, la malade impressionne tout le monde par sa silhouette squelettique où les formes charnelles, les masses graisseuses et musculaires ont fondues, laissant saillir tous les os du corps. Insecte de chitine vide de substance !
Comment en-est-on arrivé là ?
L'organisme renouvelle chaque jour une petite part de lui-même : chaque jour 3 % de la masse musculaire est mis à la poubelle et remplacée par du muscle tout neuf.
Un autre exemple : les cellules intestinales responsables de l'assimilation des aliments sont au nombre de 250 millions. En quatre jours, elles sont remplacées.
Pour ce travail, l'organisme a besoin de deux choses : des nutriments et de l'énergie. Une seule ne suffit pas ; il faut les deux.
Explication : pour rafraîchir un mur dont les briques ont été endommagées par le temps, il faut à la fois des briques neuves (les nutriments) et des ouvriers pour les mettre en place (énergie).
Sans ouvriers qui construisent le mur, les briques ne servent à rien. De même, sans énergie (les calories que nous ingérons), protéines, calcium, magnésium et vitamines sont bien inutiles.
Cette énergie dont nous avons besoin est en fait considérable : une jeune femme de 50 kg pour 1,65 m (donc très mince), allongée toute la journée, brûle chaque jour 1 300 kcal pour faire fonctionner et assurer le renouvellement des cellules de son corps !!
Ce sont aussi 50 g de protéines qui sont nécessaires (soit l'équivalent de 250 g de viande ou poisson par jour). Si elle ne mange que des céréales, il faut 1 kg de pâtes ou de riz par jour !
La dénutrition s'installe, tout se dégrade !
En ne mangeant rien, c'est chaque jour 100 g de masse musculaire qui sont perdues. Et nous n'en avons guère que 18 kg.
Heureusement que l'anorexique, en maigrissant, ne transporte plus qu'un corps dérisoire, beaucoup moins lourd !
Il est constitué de masse maigre, de liquides qui assurent la circulation des nutriments et de masse grasse.
La masse maigre : ce sont les muscles et les viscères : cerveau, foie, organes digestifs, reins, poumons, etc… et l'os, ne l'oublions pas.
La masse grasse : incluse dans le tissu adipeux a des fonctions de protection contre le milieu extérieur :
> Une protection mécanique, elle nous protège des blessures.
> Une protection thermique, elle nous isole du froid extérieur
> Une protection électrique, elle permet aux cellules et au corps de garder intact l'énergie électrique qui fait fonctionner les pompes à eaux, le cœur et le cerveau.
Ce que touche la dénutrition
Certes, lorsque l'on maigrit, on perd de la masse grasse.
De ce fait, le corps ne peut garder sa chaleur… et le froid s'installe.
Mais deux éléments de la masse maigre sont aussi gravement touchés : le muscle et l'os.
En gros, quand on perd 10 % de son poids, on perd 10 % de sa masse musculaire ; quand on perd 30 % de son poids(15 kg) on perd 30 % de sa masse musculaire (6 kg) !!
Bien autre chose que du poids :
Dans l'anorexie, la malade perd du poids : mais c'est pas grave…
Elle perd aussi du muscle, qui représente presque la moitié du poids perdu, mais ce n'est pas grave…
Surtout, avec le muscle perdu, la malade devient nettement moins efficace.
De même, ses organes fonctionnent de moins en moins bien : l'estomac et l'intestin par exemple poussent moins bien les aliments vers l'aval : d'où les reflux acides vers la poitrine u la bouche, la lenteur de digestion et les ballonnements (et le gros ventre plus tard !).
Dieu que l'on s'éloigne de la perfection dont elle rêvait !
Mais la malade se garde bien de même le penser. Elle " tient " à la force du mental ! Dans ces muscles que l'on perd, il y a une partie du muscle cardiaque. Le cœur est un muscle, ne l'oublions pas. Si la malade vomit par ailleurs, elle augmente considérablement le risque de défaillance des circuits électriques cardiaques : court-circuits et arrêt cardiaque peuvent survenir !
Mais les muscles respiratoires trinquent tout autant.
Erosion du capital osseux :
il y a un os ! L'anorexie mentale est associée à une ostéoporose parfois sévère dont le degré est fonction de la durée d'évolution de la maladie, du degré de réduction de l'apport énergétique et du poids corporel, des apports très faibles en vitamine D et de l'absence de cycles menstruels.
L'ostéopénie (processus physiologique de perte de calcium et de minéraux de l'os associé au vieillissement) est plus importante au niveau du rachis lombaire qu'ailleurs.
Résultat : tassement vertébral, douleurs et diminution de la taille corporelle : dans notre expérience, les malades atteints d'anorexie mentale perdent environ 1 cm par 10 ans d'évolution. La prédominance de l'atteinte sur le rachis est en rapport avec le déficit oestrogénique.
Cette ostéopénie apparaît dès la 5ème année d'aménorrhée.
La perte du capital osseux chez une anorexie est de 2 à 3 % par an. Seule la guérison permet la restauration de la masse osseuse : atteindre un poids minimal normal, maintenir des apports énergétiques compatibles avec ce poids et avoir une alimentation variée et équilibrée.
Vous a-t-on parlé aussi du froid qui s'installe ?
Pour faire des économies, le corps réduit sa dépense de chauffage : les cellules travaillent moins et donc fabriquent moins de chaleur, le cœur s'économise : il bat moins vite, il pousse moins fort ; le sang circule moins vite et la température corporelle diminue.
Faute de tissu adipeux, le peu de chaleur produit fuit par la peau si mince : on chauffe peu pour faire des économies, et on chauffe fenêtres ouvertes !
La circulation diminuant la stratégie d'économie solidement installée, les canalisations (vaisseaux) moins chauffées, le corps coupe la micro circulation des extrémités : mains et pieds deviennent violets, blancs au froid et fond mal.
Quant au tube digestif ? Il ne s'arrange pas !
En effet, il comporte une couche musculaire qu'altère la dénutrition.
Les conséquences n'en sont pas moindres :
Ø reflux acides de l'estomac vers la bouche (brûlures)
> Ralentissement de l'évacuation de l'estomac : la malade se sent " pleine " dès les 1ères bouchées ; 7 heures après, elle rumine encore son repas.
> Insuffisance de contraction abdominale avec ballonnement et constipation.
> Insuffisance hépatique : le foie réduit son travail de " conditionnement " des nutriments.
Ainsi, des graisses s'accumulent dans les cellules du foie (foie gras) ; C'est un comble chez les malades qui n'en mangent pas !
ET LE CERVEAU ?
La restriction alimentaire et les carences nutritionnelles induisent ou majorent différents troubles : état dépressif, irritabilité, anxiété, trouble du sommeil, humeur instable, perte d'intérêt, perte du désir.
Tous ces symptômes se trouvent amplifiés si la malade vomit.
Le corps est fait de 60 % d'eau. Il lui faut en permanence évacuer l'eau et le sel qui entrent.
Pour se faire, il a des pompes que la restriction alimentaire et la dénutrition vont mettre à mal. Ainsi certains malades verront apparaître des œdèmes des jambes
L'aménorrhée :
beaucoup de patientes s'inquiètent de savoir à quel moment elles retrouveront leurs règles. Il existe là deux groupes :
Ø Les jeunes femmes qui ont perdu leurs règles alors qu'elles avaient déjà commencé à perdre du poids. En général, elles perdent leurs règles autour de 18,5 kg/(m)2 d'IMC et les retrouveront autour de ce même IMC (d'où l'intérêt de cet IMC).
> Les jeunes femmes n'ayant jamais eu leurs règles, c'est à dire en aménorrhée primaire (elles ont perdu ou n'ont jamais eu leurs règles alors même qu'elles n'avaient pas perdu de poids). Dans ce cas, on ne sait pas à quel poids elles auront leurs règles. Ceci étant, elles ont très peu de chance de les avoir en dessous d'un IMC de 18,5 kg/(m)2.
Ø
Calcul de l'IMC = Poids/taille(en mètre) au carré.
Un exemple :
une jeune fille pèse 45 kg pour 1,63 m.
Son IMC est bas : 16,9 kg/(m)2
Elle devrait avoir un IMC au moins de 18,5 kg/(m)2 soit 49 kg : c'est le poids minimum !
Normalement, l'IMC est compris entre 18 et 25 kg/(m)2.
IMC entre 25 et 30 kg/(m)2 = surpoids ;
IMC > 30 = obésité
IMC < 18,5 kg/(m)2 = maigreur

15 juillet 2006
L’expression de blessures visibles
L’expression de blessures visibles
A 27 ans, Bruno se souvient : « Je me suis mutilé de 14 à 17 ans. Avec un cutter, je me lacérais les cuisses et les bras. Aujourd’hui, grâce à une thérapie de type analytique, je pense que j’avais intégré le message de haine que ma mère me renvoyait régulièrement. Elle n’avait pas voulu de moi, elle me le faisait sentir jour après jour, j’étais le dernier des nuls, je n’arrivais à rien. Je me sentais tellement coupable que je me punissais régulièrement de ne pas être digne de son amour. »
Ces enfants en manque d’amour parental, David Le Breton en a croisé beaucoup au cours de son enquête : « Un enfant qui n’a pas été touché avec tendresse pendant ses premières années souffre d’un manque de contact, explique-t-il. Le corps n’ayant pas été ressenti comme expérience de plaisir, il reste extérieur, détaché. Et ne devient emblème de soi qu’à travers la douleur. La blessure renoue la frontière entre le dedans et le dehors »
Pour Patrice Huerre, « l’automutilation est souvent un indicateur de violences subies, psychiques, physiques ou sexuelles Montrer les blessures que l’on se fait est un moyen d’attirer l’attention sur celles qui ne se voient pas.» Cette violence venue de nos profondeurs et que l’on s’inflige pour ne pas l’imposer aux autres agit à la façon des saignées d’autrefois : elle libère une tension intérieure extrême. On se fait mal pour ne plus avoir mal. Carole en témoigne : « Mes périodes de lacération étaient suivies de moments de parfait bien-être. Toute la noirceur que je ressentais s’écoulait avec mon sang. Je m’allongeais sur mon lit et je me sentais, enfin, soulagée. »
C’est précisément dans ce sentiment d’apaisement que naît le risque d’un engrenage, d’une addiction dont les ressorts sont les mêmes que ceux de l’anorexie ou de la boulimie : le destruction pour aller mieux. Où commence le risque ? « Dans tous les cas, l’automutilation est un indicateur de malaise qui doit alerter les parents, répond Patrice Huerre.
13 juillet 2006
clinique jean sarrailh
voila la clinique ou je suis hospitalisée (elle est très très belle), c'est une clinique médicale et pédagogique
une clinique vraiment très bien pour les ado (de 14 a 21 ans) ou on a les soins, les activités,et les études
et ma chambre
12 juillet 2006
lavage d'estomac
LAVAGE D'ESTOMAC
Technique utilisée en cas d'intoxication aigüe :
- médicamenteuse
- par produits ménagers
- professionnelle.
Ne peut s'appliquer que sur le sujet conscient et capable de déglutir sinon il ne faudra appliquer cette méthode qu'après intubation trachéale pour éviter tout reflux et donc toute inondation des voies aériennes.
Il se pratique avec de l'eau bouillie tiède à laquelle on pourra adjoindre certains médicaments en fonction de la cause de l'intoxication.
En général on fait avaler au malade, en lui demandant de faire des efforts de déglutition, une sonde lubrifiée, le plus souvent à l'eau, le malade étant assis. Lorsque l'extrêmité de la sonde est dans l'estomac (il existe un repère sur cette sonde pour savoir la longueur introduite) on verse par un entonnoir 500 cm3 d'eau, puis on baisse l'entonnoir au-dessous un niveau de l'estomac est on laisse se vider par syphonage le contenu gastrique. On répète la manoeuvre jusqu'à ce que le liquide évacué soit clair.
11 juillet 2006
qu'est-ce qu'un CMP ?
Les Centres Médico-Psychologiques sont des centres de soins totalement gratuits et pluridisciplinaires.
Le CMP est un établissement public de cure ambulatoire en santé mentale, rattaché à un centre hospitalier psychiatrique.
Les différents membres de l'équipe soignante sont :
- Des médecins-psychiatres cliniciens et psychothérapeuthes
- Des psychologues cliniciens et psychothérapeuthes
- Des assistants sociaux supervisant les prises en charges psychosociales, scolaires, familiales
- Des secrétaires, gérant les rendez-vous de consultation, le fonctionnement quotidien de l'équipe soignante (emplois du temps, etc.)
brulures premiers soins
Les brûlures
Okay. Vous vous êtes brûlé. C'est douloureux. Peut-être regrettez-vous votre geste, peut-être pas. Quoiqu'il en soit, vous devez prendre soin de cette blessure afin que cela ne s'aggrave pas. Mais vous n’êtes pas sur de savoir comment vous y prendre. Voici quelques petits "trucs" de base que vous pouvez lire sans oublier que nous ne sommes pas des professionnels de la santé.
Attention, toutes les brûlures, quels que soient leurs degrés, simples ou multiples, dont la surface totale est supérieure à l'équivalent de la paume de la main, doivent être contrôlées par un professionnel de la santé (pharmacien ou médecin). Il en va de même pour une brûlure près des muqueuses (yeux, bouche, nez, appareil génital, anus) et ce, quelle que soit son étendue.
Brûlure au premier degré
rouge, douloureux, sensation de chaleur, absence de cloque
* Laissez couler de l'eau froide en jet continu. Le débit du jet ne doit pas être fort. Il est important de rester sous le jet pendant minimum 10 minutes même si vous vous sentez soulagé assez vite.
* Séchez doucement la brûlure sans la frotter, en appliquant juste un tissu propre.
* Si une cloque s'est formée, ne la percez pas.
* Appliquez une pommade hydratante et cicatrisante (Biafine par exemple)
* Protégez la brûlure avec une compresse (ou mieux, du tulle gras vendu en pharmacie) et maintenez la gaze en enroulant une bande. Vous conserverez ainsi une certaine humidité autour de la brûlure.
* Refaites régulièrement le pansement (pommade, compresse et bandage) au moins une fois par jour jusqu'à ne plus sentir de douleur. Puis laissez à l'air libre (sans pansement)
* Attention à ne pas cogner la brûlure et bien la surveiller. Attention aux infections.
* La cicatrisation se fera en 3 à 4 jours. Ces délais sont variables. (cf. remarques dans "les coupures légères").
Brûlure au deuxième degré superficiel
rouge, très douloureux, apparition de cloques
* Laissez couler de l'eau froide en jet continu. Le débit du jet doit être doux. Il est important de rester sous le jet pendant minimum 20 minutes.
* Séchez doucement la brûlure sans la frotter, en appliquant juste un tissu propre.
* Ne percez pas les cloques.
* Appliquez une pommade hydratante et cicatrisante (Biafine par exemple)
* Protégez la brûlure avec une compresse (ou mieux, du tulle gras vendu en pharmacie) et maintenez la gaze en enroulant une bande.
* Refaites régulièrement le pansement (pommade, compresse et bandage) au moins une fois par jour jusqu'à ne plus sentir de douleur. Puis laissez à l'air libre (sans pansement)
* Attention à ne pas cogner la brûlure et bien la surveiller. Attention aux infections.
* La cicatrisation se fera en 1 à 2 semaines. (cf. remarques dans "les coupures légères").
Brûlure de degrés supérieurs
couleur blanc, rosé à marron, voir noire, d'aspect cartonneux, avec possibilité de baisse ou de perte de la sensibilité, …
* Consultez absolument un médecin le plus rapidement possible.
soins: coupure
Les coupures
Okay. Vous vous êtes coupé. Vous voulez prendre soin de vos blessures afin qu’elles ne s’infectent pas. Mais vous n’êtes pas sur de savoir comment vous y prendre. Voici quelques petits “ trucs ” de base que vous pouvez lire sans oublier que nous ne sommes pas des professionnels de la santé.
Coupures légères
Peu de sang. Cela ressemble à une griffure ou à une coupure faite avec une feuille de papier.
* Lavez-vous les mains.
* Ne laissez pas couler l'eau sur une blessure qui saigne, éventuellement, pressez la coupure avec un tissu propre (ou compresse, éviter le coton) et maintenez jusqu’à ce que cela ne saigne plus.
* Quand le sang s'est arrêté de couler, lavez soigneusement à l’eau savonneuse la peau autour de la plaie en faisant bien attention de ne pas irriter davantage.
* Passez délicatement un peu de désinfectant (Hexomédine, eau oxygénée, Biseptine ou Bétadine jaune) sur la plaie. Cette phase est très importante ! Une plaie mal soignée peut entraîner une infection très grave (pouvant même aller jusqu'à la perte de l'usage des doigts par atteinte tendineuse dans le cas d'un phlegmon : inflammation aiguë sous-cutanée ou tissu profond)
* Recouvrez la blessure d’un sparadrap si elles sont à des endroits où elles risquent les frictions.
* Surveillez bien la coupure. N'hésitez pas à changer régulièrement le pansement. Si la blessure devient rouge en périphérie, ou gonflée avec une sensation de chaleur ou douloureuse au toucher ou bien trop moche (purulente), nettoyez la à nouveau en la désinfectant. Mais si cela persiste au-delà de 2 jours, c’est qu’il y a infection. Dans ce cas, vous devez aller consulter un médecin (éventuellement un pharmacien) pour avoir les soins appropriés.
* La coupure mettra 5 à 10 jours à cicatriser. Cela peut être plus ou moins long selon votre état de santé et la nature de la coupure. Si elle est localisée au niveau d’un pli (coude, genou, pied, etc.…), cela sera sûrement plus long à cause des frottements ou des mouvements. Si vous êtes diabétique, la plaie cicatrisera plus lentement.
Coupures peu profondes
Un peu plus de sang. Les bords ne se joignent pas d’eux-mêmes. N’atteint pas les veines et il n’y a pas de petites boules qui flottent (ce serait de la graisse).
* Lavez-vous les mains.
* Ne laissez pas couler l'eau sur une blessure qui saigne.
* Pressez la coupure avec un tissu propre (ou compresse) et maintenez jusqu’à ce que cela ne saigne plus.
* Lorsque le saignement est arrêté, rasez éventuellement très délicatement la peau tout autour de la coupure puis, lavez soigneusement à l’eau savonneuse la peau autour de la plaie en faisant bien attention de ne pas irriter davantage.
* Passez délicatement un peu de désinfectant (Hexomédine, eau oxygénée, Biseptine ou Bétadine jaune) sur la plaie. Cette phase est très importante ! (voir coupures légères)
* Utilisez des sutures adhésives (de type Stéri-strips) pour joindre les bords de la plaie tout le long de la coupure (positionnez les sutures perpendiculairement à la coupure). Puis recouvrez d'un pansement étanche.
* Gardez les strips pendant 4 à 5 jours en évitant de mouiller la plaie (lors des douches par exemple). Surveillez bien la coupure pour détecter les signes d’infection (bords rouges boursouflés, suintements excessifs, douleur, peau rouge et brûlante tout autour). En cas d’infection, allez consulter un médecin.
* Pour les premiers jours, jusqu’à l’arrêt des suintements, recouvrez la blessure d’un bandage. Bien sur, faites attention à ne pas cogner la coupure ni trop serrer le bandage !
* Masser un peu la peau autour de la coupure tous les jours, sinon la cicatrice sera trop serrée et cela pourra causer des problèmes par la suite.
* Cela devrait prendre entre 7 et 20 jours à cicatriser. Garder bien les strips jusqu’à complète cicatrisation.
* Surtout la nuit, faites attention à bien garder la plaie couverte.
Coupures profondes
Les bords sont écartés. La coupure est profonde. On peut voir la graisse et cela a pu toucher une veine.
* Lavez-vous les mains.
* Utilisez un vêtement propre ou mieux de la gaze stérile pour compresser la plaie. Gardez la pression pendant ½ heure.
* Après une demi-heure, changez de tissu. Enroulez une bande élastique autour de la blessure et gardez tout cela bien en place. Attention à ne pas trop serrer
* Evitez de bouger la blessure pendant 24h. Après, faites des gestes très doux.
* Après 24h, utilisez des strips comme cela est décrit dans “ coupures peu profondes ”. Attention, une plaie peut nécessiter des points de suture pour se refermer. C'est le cas où, malgré les strips, lors de mouvements, la coupure se réouvre. Vous devez alors aller le plus vite possible chez un médecin pour qu'il vous pose les points. Si vous avez le moindre doute, n'hésitez pas à aller consulter. Une section d'un tendon non opérée dans les plus brefs délais peut entraîner une perte de mouvement définitive.
* Gardez les strips pendant 4 à 5 jours et essayez de ne pas mouiller la plaie. Recouvrez d'un bandage élastique pendant au moins 7 à 10 jours. Attention à ne pas trop serrer ! A la moindre sensation de "fourmillements", desserrez immédiatement le bandage.
* Après 4 à 5 jours, changez régulièrement les strips. Attention, lors du changement des strips, retirez-les délicatement pour ne pas rouvrir la plaie. Utilisez les strips pendant au moins deux semaines, davantage si besoin est. Quand vous arrêtez de les utiliser la plaie doit être devenue une fine cicatrice violacée.
* Après la première semaine, n’oubliez pas de masser la peau autour de la blessure pour éviter que la cicatrice ne soit trop dure.
* Encore une fois, si à tout moment la plaie paraît s’infecter, aller consulter un médecin. Une infection n’est pas une partie de plaisir.
* Protégez la blessure aussi longtemps qu’il le faut. Dès que la cicatrisation est terminée, massez délicatement la cicatrice pour qu’elle soit souple et pas trop étendue.
Coupures très profondes
Beaucoup de sang. Petits morceaux de graisse qui flottent dans le sang (cela ressemble à des petits grains de semoule gonflés d’environ 5 mm).
* Lavez-vous les mains.
* Utilisez un vêtement propre ou mieux de la gaze stérile pour compresser la plaie. Maintenez fortement la pression pendant ½ heure. Dès que le sang a trempé le tissu, changez-en.
* Si, après ½ heure, vous perdez toujours beaucoup de sang, allez à l’hôpital. Par “ beaucoup ”, nous entendons plus qu’un tout petit peu dans le fond, comme un suintement.
* Si le sang s’est arrêté de couler ou ne coule pratiquement plus, prenez un nouveau tissu et maintenez fermement pendant une autre demi-heure.
* Après cette seconde ½ heure, retirez le tissu doucement et regardez la plaie avec beaucoup d’attention. Si vous voyez le moindre os, tendons ou muscles ou bien si vous avez le moindre doute, allez à l’hôpital.
* Si la plaie n’est pas moche, couvrez la avec de la gaze stérile et protégez la bien pendant 24h.
* Après un jour, retirez le pansement. Utilisez des strips et ne lésinez pas sur la quantité. Mettez une compresse de gaze sur la coupure puis enroulez une bande élastique, pas trop serrée, tout autour comme expliqué dans les "coupures profondes".
* Evitez de mouiller la plaie. Surveillez le pansement tous les jours mais laissez les strips 4 à 5 jours avant de les changer.
* Essayer de ne pas trop solliciter la zone blessée pendant une semaine ou deux. Après, bougez-la avec précautions.
* Utilisez les strips pendant au moins deux semaines, voir trois.
* Gardez la bande pendant au moins deux semaines. Après cela, si la blessure est cicatrisée, vous pouvez la retirer.
* Si la blessure ne semble pas cicatriser, si vous avez mal ou bien si quelque chose ne vous semble pas normal, allez voir un médecin. Il est possible qu'une infection se soit installée ou pire, que vous ayez endommagé un tendon, un nerf ou un muscle.
la marche à suivre et très bien pensée. Néanmoins il faut savoir qu'il ne faut jamais mettre de l'alcool sur une coupure. L'alccol brule la chair au niveau de la coupure, ce qui provoque un allongement du temps de cicatrisation. Le deuxième effet néfaste c'est les cicatrices, en effet l'alcool fait de laides cicatrices
Pour ce qui est des coupures profondes ou très profondes, il faut les faire voir par un médecin (généralement un Chirurgien du service des urgences). Qui suturera la plaie (mettre des fils). Il y a un delais de 6 heures, passé ce temps la plaie ne peut plus etre suturée. Il est aussi important de savoir qu'il ne faut pas mettre de l'isobétadine car sa couleur foncée empechera notre bon docteur de voir la plaie exactement.









