Osons en parler: suicide, abus sexuels, anorexie, boulimie, automutilations

Vaincre le silence pour ne plus rester seul avec notre souffrance...Réussir à mettre des mots sur nos maux. Osons en parler pour aider les victimes

25 septembre 2006

urgences psychiatriques de bordeaux

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ou appelées le SAAU (service d'acceuil d'admission d'urgence)

7800 personnes y passent chaque année.

j'y ai été deux fois, la première fois deux jours (ma chambre était celle de gauche après la pièce ou la porte est ouverte), et la deuxième fois une semaine...ou ça c'est très mal terminé

pourquoi j'y ai été? Car je suis une ado dépressive et suicidaire (mais pas folle)

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24 septembre 2006

chiffres

40 000 à 60 000 jeunes de moins de 25 ans font une tentative de suicide, et 800 jeunes de 15 à 24 ans parviennent à mettre fin à leurs jours, selon les données fournies par l’INSERM.

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Sur les 50 premiers adolescents qui se sont présentés chez elles, 28 infirmières scolaires de 21 établissements de Gironde ont constaté que 9 % de garçons et 19 % de filles avaient fait une tentative de suicide dans leur vie. Ces chiffres émanent d’une étude menée par l’INSERM, qui montre également que les tentatives sont de plus en plus précoces : les trois quarts des jeunes sondés ont dit avoir tenté de se suicider avant l’âge de 15 ans.

Par ailleurs, l’enquête balaie un cliché : ces adolescents ne sont pas forcément des personnes isolées, ils sont souvent intégrés socialement et ils consultent un médecin dans ou hors de l’institution scolaire. Par an, en France,


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Suicide. Sixième Journée nationale de prévention

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" Aux trois âges de la vie ", l’envie d’en finir

Adolescents, monde du travail, personnes âgées, le suicide continue de faire des ravages. Existe-t-il des signes annonciateurs ? Des facteurs déclenchants ? Un colloque à l’UNESCO fait le point.

Un chiffre : le suicide constitue la première cause de décès chez les jeunes de vingt-cinq à trente-quatre ans. La France, où 12 000 suicides sont recensés chaque année, occupe le quatrième rang européen après la Finlande, le Danemark et l’Autriche. Les sixièmes Journées internationales francophones et latines pour la prévention du suicide ouvertes hier à l’UNESCO (jusqu’à jeudi) coïncident cette année avec la Journée nationale pour la prévention du suicide, organisée un peu partout en France. Une nouvelle occasion de faire le point et de sortir le suicide d’une vision purement médicalisée en intégrant une dimension sociale, humaine et collective. Le suicide aux trois âges de la vie et la relation humaine en question sont les deux thèmes au cour du débat cette année. Pour, une fois de plus, sortir du silence. Car comme le souligne Michel Debout, président de l’Union nationale pour la prévention du suicide (UNS) et membre du Conseil économique et social, " ce n’est pas de parler du suicide qui conduit au suicide, mais c’est bien de taire le problème qui fait passer à l’acte ".

Les chiffres cachent de grandes disparités. Si le suicide des adolescents a explosé ces trente dernières années pour atteindre des sommets en 1994, il a diminué depuis. Ce sont les tentatives de suicide qui sont en hausse : environ 50 000 sont déclarées chaque année, sachant que 20 % à 50 % de ces jeunes " suicidants " récidiveront, transformant bon nombre d’entre eux en " suicidés ". Autre motif d’inquiétude, une enquête de l’INSERM menée anonymement auprès de 8 000 adolescents, révèle que neuf tentatives de suicide sur dix ne donnent lieu à aucune suite ni aucun suivi psychologique. " Or, une tentative de suicide est absolument à prendre en compte, affirme Jean-François Sonal, psychiatre. Le plus souvent, les parents, parce que dévorés de culpabilité, préfèrent ne pas voir. L’adolescence est une période de forte vulnérabilité et aujourd’hui la société demande beaucoup aux jeunes. Notamment de porter des idéaux que les parents n’ont pas atteints. "

Le suicide des adultes (trente-cinq - quarante-cinq ans) continue de progresser. Et à l’inverse du suicide de l’adolescent, celui de la personne âgée " provoque peu d’émoi médiatique et reste un drame méconnu ", déplore le Dr Jean-Claude Blond, responsable de la psychiatrie du sujet âgé dans l’Ain. Mais " les chiffres sont accablants et la France reste l’un des pays dits évolués qui suicide le plus ses vieillards dans une certaine indifférence ". Le phénomène est d’autant plus grave que le " suicidant âgé est souvent très déterminé ", précise Jean-Claude Blond. Le passage à l’acte est fréquemment préparé avec soin et les moyens utilisés sont volontiers radicaux : défenestration, noyade, pendaison, arme à feu... · l’âge de vingt ans, on compte 160 tentatives pour un suicide réussi. · soixante-cinq ans, " il n’en faut plus que trois pour parvenir à mourir ".

Michel Debout lève un tabou en rappelant que le travail est également source de " persécution " (lire notre entretien avec Christian Larose). Auteur du rapport sur le harcèlement moral, Michel Debout cite une enquête européenne de 1999 sur les conditions de travail, selon laquelle " 9 % des salariés (13 millions de personnes) ont fait l’objet d’intimidation sur leur lieu de travail au cours des douze derniers mois, 2 % (soit 3 millions) ont fait l’objet de
harcèlement sexuel et 2 % également de violence physique ". Autant de situations qui peuvent pousser parfois le salarié au suicide, qu’il soit ouvrier, employé ou cadre. " Les conditions de travail se dégradent alors que se développent pression, agression, persécution et licenciements. " Prévenir le suicide de toutes les tranches d’âge d’une population implique donc de repenser la relation humaine dans son ensemble. De la capacité de communiquer d’un individu vers un autre individu. Vaste chantier à construire. De toute urgence.

Maud Dugrand © Journal l'Humanité



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fondation santé des étudiants de france

http://www.fsef.net/

pour suivre des soins avec une scolarité

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