15 novembre 2006
TCA: mon parcours vers la guérison
Je vais essayé de parler à l’heure actuelle de mes troubles alimentaires. Peut être que ça va étonner comment je ressens les choses, mais chacun vit les choses à sa manière.
Actuellement je me considère souffrir encore de TCA . Je ne les pratique plus, mais ils sont encore dans ma tête. Je ne les pratiques dans le sens où je ne me fais plus vomir, je ne jeûne plus, et je ne crise quasiment plus. Mais dans ma tête les TCA ne sont pas partis, l’image de mon corps me fait souffrir, le poids est encore une torture, je me sens grosse, si je mange gras je vais culpabilise, parfois je me dis que je pourrais vomir juste pour éviter quelques calories à mon organisme. Je sais que je ne suis pas à l’abris d’une rechute, qu’au moindre moment je peux replonger dans la boulimie-anorexie. Je ne suis pas guérie. J’ai fait un travail énorme pour en arriver où je suis, avec des périodes assez catastrophiques, des moments de répits, des rechutes.
Je ne sais pas à quel âge j’ai commencé à avoir des TCA. Mais ce que je sais c’est que depuis deux ans et demi j’ai subit un enfer quotidien avec la bouffe, me laissant chaos autant physiquement que moralement. J’ai juste été hospitalisé une fois pour les TCA (et heureusement pas plus), et ça ne m’a pas servi à grand chose car je ne voulais pas y aller à l’époque…je ne voulais pas grossir, juste maigrir et me laisser mourir.
Ce qui m’a fait diminuer dans un premier temps les TCA est la découverte des arts du cirque. Je me suis vite rendue compte que si j’étais faible jamais je ne pourrai monter sur un trapèze. Et le trapèze était pour moi un art dans lequel je m’exprimais, mon corps aussi s’exprimer, j’écoutais mon corps, ses limites. Mes envies d’apprendre encore et encore de nouvelles figures de nouvelles positions, mes envies de pouvoir être sur un trapèze sont vite devenues un échappatoire. Donc ma première décision a été de manger peu pour pas vomir, ou de ne pas vomir tout court. Car le cirque demande beaucoup de forces physiques.
Cependant je n’ai pas été à l’abris de rechutes. J’ai eu des périodes de jeunes intenses, de vomissements intenses, de gavages intenses, ça en devenait monstrueux, mais je m’en foutais. Je voulais juste maigrir maigri maigrir.
Au moment de passer mon permis c’est simple, je n’avais aucune force, tout le temps au bord du malaise même quand j’étais assise, j’avais du mal à respirer. Je me suis dit, si tu veux avoir ton permis, il faut d’abord que tu en ais la force physique. Une semaine avant de passer l’examen j’ai donc stoppé net les vomissements et je mangeais un minimum. Et…….j’ai eu mon permis. Inutile de dire à quel point j’étais heureuse, mais le plus important c’est que ça m’a démontré par A+B que je pouvais arriver à faire des choses, alors que je ne croyais pas du tout en moi.
Et là deuxième déclic. Si je veux réussir mon année scolaire il faut que j’ai des forces physiques, donc manger et pas vomir. (Au bout de deux années ratées à cause de la dépression il serait temps que les choses changent).
(Il m’aura fallu 7 mois pour avoir ce deuxième déclic)
Et depuis cet période là, j’ai compris que je n’arriverai jamais à rien avec les TCA. Et cette prise de conscience m’a permis d’arrêter de jeûner, vomir…
Et c’est un poids en moins. Passer la journée la tête dans la cuvette, avoir les dents râpeuses à cause de l’acide c’est un cauchemar tout simplement. Et tout ça à cause de vouloir maigrir car je me sens mal dans mon corps, et que c’est une façon d’exprimer ma souffrance.
Malheureusement, à l’heure actuelle la maigreur m’attire toujours, elle me tend les bras, mais j’ai parcouru assez de chemin pour ne plus retomber dans le piège. J’ai compris que la maigreur n’apporte rien, à part de nous faire mourir à l’intérieur, j’ai compris que même maigre j’étais aussi mal qu’avant de perdre du poids, j’ai compris que si je « retouche » une seule fois à la pratique des TCA (anorexie et boulimie intensives) je gâcherai tous mes projets, et je mettrai à néant mes mois de combat, mes années d’effort.
Je sais que je ne suis pas guérie, car la maladie est toujours présente dans ma tête, mais j’ai énormément avancé, et j’ai franchis beaucoup d’étape dans la voix de la guérison. Et ça m’impressionne même de me dire que j’y suis arrivée, quand je repense à l’esclave que je vivais. Avant j’étais soumise à la bouffe.
Maintenant je mange à ma faim, je me fais plaisir. Même si bien sûr parfois la nourriture me dégoûte encore (mais là c’est plutôt l’aspect visuel qui me dégoûte).
voila, vous pouvez comparer ces écrits à ceux d'il y a un an. Mais je précise que je ne parle juste de mes troubles alimentaires ici, car au niveau de la dépression je n'arrive pas encore à m'en sortir.

Commentaires
Bonjour Colombes !
Je passe à nouveau chez toi, et je constate ton "avancement". Je suis super heureuse pour toi, vraiment !
Continue, garde ces "acquisitions interieures" que te donne le "recul" sur toi et, la compréhension. J'espère un jour prochainement, lire :
- "je suis guérie" !
J'y crois !
J'en suis certaine !
Tu es vraiment une jeune femme extraordinaire !
En plus par ce blog, tu donnes à d'autres jeunes gens atteints du même problème, l'espoir d'un mieux être !
Je vais te dire une chose :
- en créeant ce blog, tu avais déjà décidé de ta guérison, inconsciemment bien-sûr, mais c'était déjà imprimé en toi ! Il te suffisait juste de "prendre la route" vers cette guérison.
Allez... tu y es maintenant !
Toute mon affection...
ALCH' qui repasse chez toi !
Gros bisous !
Bravo
Je suis tombé par azard sur ton site et il ma bcp touché.
Je ne suis pas comme toi mais mon ami avais de gros problème de dépression, il n'est pas tout à fait guérie mais il a commencé a faire du sport (fitness et vélo et un peu de course à pied)et depuis il va beaucoup mieux.
Tu aime le cirque alors donne toi tout les moyens pour réussir dans cette disipline!
Sa ne doit pas être facile mais s'est tellement beeau quand tu vois tes progrès, je fait de la gymnastique au agrès et j'entraîne des jeune gymnaste et vraiment s'est un moment de plaisir de voir que rien est impossible!
Je te souhaite plein de courage et surtout ne baisse pas les bras.
Biz
slt
je suis comme toi. je ne souffre plus tro de tca mais cette maladie hante ma tete! elle me pouri mon existance! je ne me supporte pas! je dors les jambes ecarter pour que mes cuisse ne se touche pas car je l'ai haie! j'aimai sentir le vide entre mes deu cuisse! ct une victoire... aujourd'hui je me sens nul... moche grosse... et trsite... tres triste...
si tu veu kon dicute un peu n'hesite pas! kiss
aidez moi
je suis lase de me battre contre cete maladie et de ne pas m'en sortir seule parce que je suis heureuse depuis 3 mois grace a l'amour et je me rends compte que cette salope de maladie va causer notre rupture!
Je suis lasse de me battre, mon corps ne reponds plus a rien AIDEZ MOI PITIE
PERSONNE
jamais personne ne reponds aux messages c'est comme ds la vie je suis face a un putain d'ecaran a qui je parle seule!
Pas grave je vous le dit quand meme, je suis tellement mal que je ne pense qu'a mourrir pour que ma souffrance parte et que ma famille me foute enfin la paix...
réponse à maelis
à lire tes paroles, je constate que tu es en pleine déprime. Tu dois croire à des jours meilleurs, tu dois faire confiance à tes parents qui doivent tout faire pour que tu guérisses, je pense que tu pourras toujours compter sur eux. Ne baisses pas les bras, si tu es heureuse en amour tu verras que tout finira par s'arranger.Catherine
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=75183&pid=3173434
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :


