Osons en parler: suicide, abus sexuels, anorexie, boulimie, automutilations

Vaincre le silence pour ne plus rester seul avec notre souffrance...Réussir à mettre des mots sur nos maux. Osons en parler pour aider les victimes

09 juin 2007

début juin 2007

Ca fait longtemps, 6 moi que je n'ai pas donné de nouvelles... Je m'en excuse. Pour résumer j'ai eu une periode de bonheur, assez longue (un peu plus d'un moi ), et après ben des periodes de luttes, des rechutes, et la ben... un retour au point mort. Pas facile, je me demande si je vais y arriver et si ça en vaut surtout la peine.

633091960

Quelle est l’intêret de ma vie ? A part pleurer, être triste….

Etre obsédée par la bouffe, par le poids.

Ne vouloir qu’une chose me réfugier dans l’irréfugiable, parce que rien ne pourrait me soulager. Rien ne peut arrêter ma peine. Chaque seconde à me demander comment va se finir cette journée de souffrance. Si cette fois si j’y passerai pour de bon, si je vais juste passer la nuit à pleurer, ou a manger, ou alors si je vais plonger dans un profond sommeil par un trop plein de médoc. Cette vie je la connais trop bien, je la connais par cœur. Chaque seconde à lutter, a réfléchir sans cesse à une hospitalisation, à une solution, mais au final à tout faire pour ne pas trouver de solution car trop lâche pour affronter. Avoir des envies d’un autre monde, d’un ailleurs meilleur, où je pourrai retrouver mamie et mes animaux qui nous on quittait et me reposer en paix. Des envies d’une vie paisible, heureuse. J’envie les autres, j’en suis jalouse, pourquoi eux et pas moi ? Pourquoi moi est ce que je suis condamné à souffrir quand tout me souri ? Pourquoi est ce que mon destin est celui de la souffrance, pourquoi je n’arrive pas a vivre tout simplement et à être heureuse.

Je me coupe volontairement des mes sensés amis, parce que je me rends compte que moi je tiens trop à eux et que ça n’a pas l’air d’être réciproque. Si je ne prends pas de leur nouvelles eux ne le feront pas…Je m’attache trop aux gens et comme toujours je finis par en souffrir, et le pire c’est que eux me font croire que je compte à leur yeux…Au lieu de souffrir de leur silence et de leur indifférence je préfère que ça soit moi qui tire un trait sur eux, que ça soit ma décision de ne plus avoir d’ami. De toute façon je n’ai plus le cœur à parler aux gens, à sourire et à rigoler. Je préfère rester seule avec ma peine, pleurer et m’effacer aux yeux des autres, ne plus exister pour personne, n’être tout simplement plus rien, juste un « oubli ».

Je vais mal, sans cesse je retiens mes larmes, j’essaye de rester digne devant mes parents, de tout cacher pour ne pas les inquiéter, je ne veux plus leur causer de souffrance comme avant. La pire chose pour moi est de savoir que je fais souffrir les gens que j’aime. Et aujourd’hui je suis encore là, mais si je suis encore en vie ce n’est pas pour moi, ça fait bien longtemps que je ne vis plus pour moi mais pour les autres. Et si je fais du mal à mes proches alors je n’ai plus aucun intérêt à rester sur ce monde. Mon bonheur passe par celui des autres, par ma maman, ma famille.

Aujourd’hui la bouffe m’a obsédée: manger jeûner, avec la tyrannie du poids. J’en suis malade à un gramme prêt, je n’ai qu’un désir maigrir, avoir une forme squelettique, être un fantôme. A quoi ça sert de manger quand on n’aime plus cette vie, quand on recherche implicitement la mort. Je vois la nourriture comme un poison qui me force à vivre, comme quelque chose qui me permet d’avoir des formes pour encore faire croire aux autres que je suis en bonne santé. En vérité je suis faible, au file des années l’anorexie et la boulimie m’ont usé, je sais à peine tenir debout, un effort aussi minime soit-il me provoque des vertiges. J’alterne un rejet et un dégoût naturels de la nourriture m’entraînant nausées et répugnance rien qu’a l’idée de manger, rien qu’a sentir ou à voir ces aliments, avec une obsession et un besoin de manger certains aliments, de me remplir. Ces comportements vont en parallèle avec une perte de poids qui s’inscrit dans la routine et des périodes d’engraissage.

J’ai envie de pleurer, de pleurer dans les bras de quelqu’un qui me comprendrait, qui d’un coup de baguette magique ferait que mes larmes se transforment en rire. J’ai le cœur déchiré, l’âme piétiné. Il n’y a pas un jour ou l’espoir se laisse entrevoir. Dans ma tête tout est figé maintenant, et je n’ai plus envie de fournir d’efforts. Je me laisse guider et emporter par mes sentiments. Je vis à la seconde présente, je serais incapable de dire de quoi sera fait mon lendemain, car ma vie n’est qu’un point d’interrogation. Je suis mal, mais je ne vais plus faire en sorte pour que ça s’arrange, je ne vais plus essayer de lutter. Tout se terminera comme ça devra se terminer. Je n’ai plus la force, plus le courage, plus la volonté pour vouloir guérir.

Juste envie de pleurer, de m’envoler vers des horizons lointains, de plonger dans le coma pendant plusieurs mois. Je n’aime pas ma vie, elle n’est que souffrance est peine. J’ai mal au cœur, j’ai mal aux yeux, j’ai mal à l’âme. Je ne sais même plus comment dire au secours. Je n’y crois plus, je ne crois plus en ma guérison, en une vie heureuse. Pour le moment je n’attends qu’une chose le rdv de vendredi. Ce rdv qui se présente comme l’objectif de la semaine, son intérêt, mon seul but.

Je ne sais plus comment dire ou écrire ma peine, tout ce qui me ronge. Je pourrais encore faire une litanie de tout ça, mais je n’y arrive pas. J’ai l’impression que tous ces mots ne me correspondent pas. Que rien ne peut qualifier ce que je vis. C’est dur, ça fait mal.

Posté par colombes à 21:46 - moi et ma souffrance - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

salutation

slt , desolee je suis pas ici pour donner des conseils mais tu m a ouvert une fenetre que par elle j ai pu voir que je n est pas la seule qui passe par des moments triste , mais la seule chose que je vx te dire c est tjrs essaier de voir le bon cotee des choses

Posté par imane, 17 juin 2007 à 23:59

J'ai maintenant 29 ans. Subi mes premiers attouchements à 4. Fait 3 hospitalisations (ou 4 ?). 5 tentatives de suicides dont la première à14 ans.
Même l'automutilation et l'anorexie ne me calment plus.
J'aimerais donner des conseils sur ce site. Dire que çà passe avec l'âge. Que c'est un problème d'ados (et alors ? Même si c'était vrai, est-ce que ce serait moins grave ?!!!) Avec une psy (4 ans). Avec des médocs (g du tout essayer je pense, y compris les illégaux).
Malheureusement, ce n'est pas vrai. C'est tout simplement l'enfer et je ne sais pas combienn de temps je vais tenir....
Essaye det'en sortir, certains y réussissent....mais je vous en supplie: AIDEZ-MOI AIDEZ-MOI

Posté par lisa17, 19 juin 2007 à 02:58

lisa17

je crois que vraimnt on est ds le meme cas
j'ai fait 4 hospi dans un centre pr jeune suicidaire (abadie), une hospi en medecine interne au chu de pellegrin (pr boulimie), un moi en hopital de jour pr adulte de ma ville (pr me sortir de mon lit), 2 brefs séjour au SAAU de l'hp de bordeux, de multiple fois aux urgences pour TS, et un séjour de 6 mois dans une clinique pr jeunes av la scolarité...
et je suis tjrs aussi mal dans ma peau, et la j'aimerai retourner ds une clinique pr jeunes av la scolarité mais je n'en trouve aucun av ma section (sms), et là je suis dans un impasse car je n'en peux plus aussi

j'entends souvent que c une crise d'ado mais c faux, faux faux. C'était il y a trois ans ma première hospi, et en 3 ans la seule chose qui ait changé est que je me scarifie plus memesi l'envie est encore la. Sinon j'ai tjrs des tca, je me shoote tjrs aux médocs, j'ai envie de mourir, et la dépression me détruir.
Bon courage lisa17

Posté par colombes, 19 juin 2007 à 12:48

Poster un commentaire







Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=75183&pid=5246197

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :