Osons en parler: suicide, abus sexuels, anorexie, boulimie, automutilations

Vaincre le silence pour ne plus rester seul avec notre souffrance...Réussir à mettre des mots sur nos maux. Osons en parler pour aider les victimes

29 juin 2007

un peu de moi

FGJe viens de me rendre compte que je ne me suis jamais présentée à vous qui me lisez. Donc déjà d'orde général j'ai 19 ans, je suis une fille. Après comme vous l'aurez sûrement compris je souffre de dépression et de troubles alimentaires. Je me suis déjà fait hospitalisée, et ma dernière hospitalisation date à il y a un an. Mon entourage croit que je vais très bien, mais aussi je cache toujours tout pour ne pas les faire souffrir comme je l'ai déjà fait, il vaut mieux que une seule personne souffre, moi... ça fait un an que jai arrété de me scarifier (ma seule victoire face à cette maladie) même si l'envie est présente au quotidien. C'est un combat et une survie de tous les jours, et pour pouvoir avoir un peu de répis je me "défonce", je bois...J'essaye de m'évader comme je peux, avec les moyens que je possède. Et je me sens seule, démunie et incomprise face à toute cette souffrance. J'ai eu une periode ou jallais très bien, quand je connaissais l'amour, mais depuis la rupture je suis retombée encore plus profond qu'avant. L'amour m'a détruite, j'en serai marquée à vie. Je le sais que jamais je ne l'oublierai, toujours je le pleurerai. J'étais déjà fragile, maintenant je suis en cendre. Je ne prévois plus mon avenir, je me dis qu'il peut se passer n'importe quoi n'importe quand, j'attends la mort comme j'attends d'aller mieux. Tout ce que je sais c'est que nous somme capable de tout dans un trop plein de souffrance.

Merci pour tous vos commentaires qui me font chaque fois énormément plaisir. Si certains on besoin de discuter laissez moi votre adresse msn.

quand je vois le potentiel que j'ai à souffrir, je me dis que j'ai un potentiel énorme sur des choses comme la sensibilité, la création artistique, la compréhension de phénomènes... J'ai perdu 2 ans de ma scolarité a cause de ma souffrance...mais la pour le bac j'ai utilisé mon cerveau comme jamais. La dépression mon manque de motivation m'a empéché de bosser. Et c'est 3 jours avant mon oral d'histoire que j'ai bossé a fond. J'ai appris 6 leçons de 10 pages chacune en 3 jours (programme de l'année)!!! Et je les connaissais au mot pret alors que je n'avais jamais appris de leçon d'histoire avant!! Je suis étonnée, meme choquée d'avoir eu la capacité de faire ça jamais j'aurai cru que j'avais une aussi bonne mémoire. Du coup pour l'oral vraiment sans probleme, tout le cours est sorti tout seul, aussi fluide que naturellement. Mais bon c'est pas ça qui fait que je suis heureuse!

Posté par colombes à 21:23 - moi et ma souffrance - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

les larmes coulent

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Les larmes coulent depuis des heures. A quoi ça sert de le dire quand personne ne le voit et le comprend. J'en peux plus. J'en peux plus. A l'aide, j'en peux plus. Je vous en supplie, vous, un medecin, un passant, un étranger, Dieu, aidez moi, je vous en supplie je n'en peux plus. La solitude dans cette souffrance est la chose la pire. Est ce que quelqu'un peut me comprendre, est-ce que quelqu'un peut me promettre que ça ira mieux? J'ai mal, j'en peux plus. Je le hurle, AU SECOURS, je suis en chute libre, seule je n'y arrive plus, ma vie depuis trois ans se résume a la détruction, aux pleurs...A part aller me shooter je n'ai aucune envie, je n'ai pas assez de force pour lutter seule, je n'ai plus assez de raison. Pour moi me shooter c'est me faire du bien, mourir c'est l'apaisement. Vraiment ce n'est plus une vie. Help, help help. Qui entendra, qui comprendra? Après des mois passée dans des hopitaux, maintenant tout le monde croit que je suis guérie. Les gens croivent qu'avec le temps on guérit!!! mais moi je n'y arrive pas, j'en suis incapable, j'y arrive pas, j'en peux plus de lutter chaque jour alors que j'ai déjà le coeur démolit, alors que je souffre déjà énormément. J'implore un Dieu, chrétien, musulman, juif peu importe, mai je vous en supplie délivrez moi. Je lance un appel de détresse, un appel au secours, un échos dans ce silence qui me ronge. Putain mais j'en peux plus, j'en peux plus j'en peux plus. Je vous en supplie, je me mets a genoux mais me laissez pas comme ça, ne me laissez pas. Aidez moi ou achevez moi, mais ne me laissez pas comme ça. J'en peux plus, a parle des pleurs il n'y a plus rien dans ma vie. Le paradis existe surement vu que l'enfer existe.

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Posté par colombes à 21:04 - moi et ma souffrance - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 juin 2007

début juin 2007

Ca fait longtemps, 6 moi que je n'ai pas donné de nouvelles... Je m'en excuse. Pour résumer j'ai eu une periode de bonheur, assez longue (un peu plus d'un moi ), et après ben des periodes de luttes, des rechutes, et la ben... un retour au point mort. Pas facile, je me demande si je vais y arriver et si ça en vaut surtout la peine.

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Quelle est l’intêret de ma vie ? A part pleurer, être triste….

Etre obsédée par la bouffe, par le poids.

Ne vouloir qu’une chose me réfugier dans l’irréfugiable, parce que rien ne pourrait me soulager. Rien ne peut arrêter ma peine. Chaque seconde à me demander comment va se finir cette journée de souffrance. Si cette fois si j’y passerai pour de bon, si je vais juste passer la nuit à pleurer, ou a manger, ou alors si je vais plonger dans un profond sommeil par un trop plein de médoc. Cette vie je la connais trop bien, je la connais par cœur. Chaque seconde à lutter, a réfléchir sans cesse à une hospitalisation, à une solution, mais au final à tout faire pour ne pas trouver de solution car trop lâche pour affronter. Avoir des envies d’un autre monde, d’un ailleurs meilleur, où je pourrai retrouver mamie et mes animaux qui nous on quittait et me reposer en paix. Des envies d’une vie paisible, heureuse. J’envie les autres, j’en suis jalouse, pourquoi eux et pas moi ? Pourquoi moi est ce que je suis condamné à souffrir quand tout me souri ? Pourquoi est ce que mon destin est celui de la souffrance, pourquoi je n’arrive pas a vivre tout simplement et à être heureuse.

Je me coupe volontairement des mes sensés amis, parce que je me rends compte que moi je tiens trop à eux et que ça n’a pas l’air d’être réciproque. Si je ne prends pas de leur nouvelles eux ne le feront pas…Je m’attache trop aux gens et comme toujours je finis par en souffrir, et le pire c’est que eux me font croire que je compte à leur yeux…Au lieu de souffrir de leur silence et de leur indifférence je préfère que ça soit moi qui tire un trait sur eux, que ça soit ma décision de ne plus avoir d’ami. De toute façon je n’ai plus le cœur à parler aux gens, à sourire et à rigoler. Je préfère rester seule avec ma peine, pleurer et m’effacer aux yeux des autres, ne plus exister pour personne, n’être tout simplement plus rien, juste un « oubli ».

Je vais mal, sans cesse je retiens mes larmes, j’essaye de rester digne devant mes parents, de tout cacher pour ne pas les inquiéter, je ne veux plus leur causer de souffrance comme avant. La pire chose pour moi est de savoir que je fais souffrir les gens que j’aime. Et aujourd’hui je suis encore là, mais si je suis encore en vie ce n’est pas pour moi, ça fait bien longtemps que je ne vis plus pour moi mais pour les autres. Et si je fais du mal à mes proches alors je n’ai plus aucun intérêt à rester sur ce monde. Mon bonheur passe par celui des autres, par ma maman, ma famille.

Aujourd’hui la bouffe m’a obsédée: manger jeûner, avec la tyrannie du poids. J’en suis malade à un gramme prêt, je n’ai qu’un désir maigrir, avoir une forme squelettique, être un fantôme. A quoi ça sert de manger quand on n’aime plus cette vie, quand on recherche implicitement la mort. Je vois la nourriture comme un poison qui me force à vivre, comme quelque chose qui me permet d’avoir des formes pour encore faire croire aux autres que je suis en bonne santé. En vérité je suis faible, au file des années l’anorexie et la boulimie m’ont usé, je sais à peine tenir debout, un effort aussi minime soit-il me provoque des vertiges. J’alterne un rejet et un dégoût naturels de la nourriture m’entraînant nausées et répugnance rien qu’a l’idée de manger, rien qu’a sentir ou à voir ces aliments, avec une obsession et un besoin de manger certains aliments, de me remplir. Ces comportements vont en parallèle avec une perte de poids qui s’inscrit dans la routine et des périodes d’engraissage.

J’ai envie de pleurer, de pleurer dans les bras de quelqu’un qui me comprendrait, qui d’un coup de baguette magique ferait que mes larmes se transforment en rire. J’ai le cœur déchiré, l’âme piétiné. Il n’y a pas un jour ou l’espoir se laisse entrevoir. Dans ma tête tout est figé maintenant, et je n’ai plus envie de fournir d’efforts. Je me laisse guider et emporter par mes sentiments. Je vis à la seconde présente, je serais incapable de dire de quoi sera fait mon lendemain, car ma vie n’est qu’un point d’interrogation. Je suis mal, mais je ne vais plus faire en sorte pour que ça s’arrange, je ne vais plus essayer de lutter. Tout se terminera comme ça devra se terminer. Je n’ai plus la force, plus le courage, plus la volonté pour vouloir guérir.

Juste envie de pleurer, de m’envoler vers des horizons lointains, de plonger dans le coma pendant plusieurs mois. Je n’aime pas ma vie, elle n’est que souffrance est peine. J’ai mal au cœur, j’ai mal aux yeux, j’ai mal à l’âme. Je ne sais même plus comment dire au secours. Je n’y crois plus, je ne crois plus en ma guérison, en une vie heureuse. Pour le moment je n’attends qu’une chose le rdv de vendredi. Ce rdv qui se présente comme l’objectif de la semaine, son intérêt, mon seul but.

Je ne sais plus comment dire ou écrire ma peine, tout ce qui me ronge. Je pourrais encore faire une litanie de tout ça, mais je n’y arrive pas. J’ai l’impression que tous ces mots ne me correspondent pas. Que rien ne peut qualifier ce que je vis. C’est dur, ça fait mal.

Posté par colombes à 21:46 - moi et ma souffrance - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La recette de l'amitié, quelques visions

Le rose et le noir de l’amitié. Tu t’en souviens je t’avais dit que je serais toujours là pour toi. Ben ça tient toujours, mais si tu as besoin de moi évite les jours fériés et les dimanche. La nuit je dors, la semaine je bosse donc je ne suis pas disponible. Le soir je suis fatiguée de ma journée, et le matin de mauvaise humeur de me lever donc évite de m’appeler. Mais t’inquiète je suis quand même là, n’hésite pas si tu as besoin. C’est normal je suis ton ami, je serais toujours là pour toi même si je suis occupée et que ça me fait chier. Ben oui y a des principes comme ça à tenir même si on le pense pas. C’est comme on dit que ami, ça va avec pour la vie. Ne l’oublie pas, ne l’oublie jamais, tu seras dans mon cœur pour toujours, sauf quand je rencontrerai de nouvelles personnes. Parfois je partirai avec d’autres gens pour voir s’ils ne sont pas mieux que toi, je te laisserai quelque temps puis je reviendrai quand j’aurai besoin de toi sachant que de toute façon tu m’attends. Ben oui c’est ça les amis, c’est pour la vie.

Le bleu de l’amitié c’est que tout est acquis, il n’y a rien qui s’entretient, je sais que tu es à mes pieds. Il suffit juste que je parle pour que tu t’inclines. Pas besoin qu’on s’appelle, qu’on se donne de nouvelles puisqu’on sait très bien qu’on est unis, que nous deux ça ne fait qu’un, enfin c’est ce que tu penses et c’est ce que je dis. Ce qui est bien avec l’amitié c’est que ça ne meurt jamais, quoi qu’il arrive ça résiste aux tempêtes, aux disputes.

Mais pour avoir une relation comme ça il faut avoir un amour sincère, moi je dis les amis c’est sacré.

Sauf que il y a quelque chose qui cloche…pourquoi un souffre, un profite, un aime, un manipule, un donne, un détruit.

Ben oui c’est ça l’amitié, ça va ça vient, ça trahi ça dit de belles choses. Mais au final on se retrouve seul. Sur qui peut on vraiment compter ?

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Posté par colombes à 21:25 - moi et ma souffrance - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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