29 juin 2007
un peu de moi
Je viens de me rendre compte que je ne me suis jamais présentée à vous qui me lisez. Donc déjà d'orde général j'ai 19 ans, je suis une fille. Après comme vous l'aurez sûrement compris je souffre de dépression et de troubles alimentaires. Je me suis déjà fait hospitalisée, et ma dernière hospitalisation date à il y a un an. Mon entourage croit que je vais très bien, mais aussi je cache toujours tout pour ne pas les faire souffrir comme je l'ai déjà fait, il vaut mieux que une seule personne souffre, moi... ça fait un an que jai arrété de me scarifier (ma seule victoire face à cette maladie) même si l'envie est présente au quotidien. C'est un combat et une survie de tous les jours, et pour pouvoir avoir un peu de répis je me "défonce", je bois...J'essaye de m'évader comme je peux, avec les moyens que je possède. Et je me sens seule, démunie et incomprise face à toute cette souffrance. J'ai eu une periode ou jallais très bien, quand je connaissais l'amour, mais depuis la rupture je suis retombée encore plus profond qu'avant. L'amour m'a détruite, j'en serai marquée à vie. Je le sais que jamais je ne l'oublierai, toujours je le pleurerai. J'étais déjà fragile, maintenant je suis en cendre. Je ne prévois plus mon avenir, je me dis qu'il peut se passer n'importe quoi n'importe quand, j'attends la mort comme j'attends d'aller mieux. Tout ce que je sais c'est que nous somme capable de tout dans un trop plein de souffrance.
Merci pour tous vos commentaires qui me font chaque fois énormément plaisir. Si certains on besoin de discuter laissez moi votre adresse msn.
20 janvier 2007
aimer c'est déchirer
Aimer pour espérer, hésiter, se faire jetter, hésiter encore et reespérer, jouer avec les sentiments ne plus savoir, il me dit qu'il m'aime mais qu'il ne peut pas, par peur de gacher la relation d'amitié aussi forte, il me dit oui je t'aime alors ca va marcher, puis il me dit non je ne peux pas, et moi j'espère, puis j'abandonne, faire comme si rien ne s'était entre nous pour continuer comme avant, c'est l'engagement que l'on a fait ensemble. Mais je ne peux pas lutter contre mes sentiments, a chaque fois qu'on va s'effleurer je vais penser qu'on aurait pu y arriver, il me dit qu'il serait bien dans mes bras, alors pourquoi ne pas essayer!!!! mais il ne veut pas!!! il pense que une relation peut tout gacher, il veut que tout reste comme avant, mais rien ne sera plus jamais pareil, parcequ'au fond, je pleurerai son amour en silence
01 décembre 2006
Rechute, chute désespoir
rechutes: anorexie, vomissements, arffff je ne crierai plus au secours, c'est fini
j'en peux plus, je suis fatiguée, et je suis seule, y a personne pour m'aider parceque rien est adapté pour moi.
Demain ca fera un an qu'un putain de connard m'a sali, mon corps s'en souvient, il va pas se laisser faire comme ça, demain grève de la faim, vomissements, pour dire non. Non a tous ces salauds sans scrupules, a cette justice de merde, cette justice à l'image de l'homme.
Rechute, je m'en fous maintenant, angoisses, hallu, envie de mourir comme d'hab, envie de me défoncer, c'est la vie, c'est ma vie, c'est pas le paradis.
Puis la faut que j'aille faire ressortir le truc qui soit disant fait vivre
de toute façon meme si je me laisse crever j'appelerai plus au secours, j'attendrai qu'on me tende la main, j'en ai marre de mendier de l'aide, surtout quand on se prend en retour une grande baffe dans la gueule d'incompréhension.
27 novembre 2006
miroir mon moche miroir
vision déformée de nous même? que croire? Est ce que je suis vraiment grosse? est ce que je suis mince? Je ne le sais meme plus. Je ne m'aime pas comme je suis.




22 octobre 2005
notre souffrance et le regard des autres
je tourne en rond. J'ai encore remis les scarifications. Je ne m'arrête pas à ça. Si pour le moment je le fais c'est que ça a un sens pour moi. J'espère juste que ça me passera, car je sais que c'est un geste completement inutile.
je ne peux plus regarder les autres
hier encore au lycée j'ai eu le droit a des réflexions
c'est tout le temps
petite, mes camarades de classe m'ont toujours dit que j'étais moche et ce, jusqu'à maintenant
quand j'étais en cinquième je me souviendrais toujours ce qu'un garçon de ma classe m'a dit: avant t'étais moche mais maintenant, plus tu grandis plus tu deviens laide
et ça a été toujours comme ça pour moi, on me crachait dessus aussi
et comme on a aucune défense verbal ou physique ils profitent encore plus
alors toute ma vie je baisse la tête
pourtant l'entraide c'est tellement mieux
21 octobre 2005
idées floues
ce soir mon état dépressif prend le dessus. Depuis que je suis rentrée des cours je suis au lit, je suis triste, très triste. C'est même pas de la tristesse, c'est un sentiment d'impuissance énorme, et les idées suicidaires sont revenues. J'ai eu le droit à crise de boulimie. Cette après midi j'ai craqué au lycée, je ne supporte plus les réflexions gratuites et méchantes des autres. Ca me renferme encore plus sur moi, alors je suis allée m'isoler et j'ai pleurer. Je suis en vacances là, je vais pouvoir décompresser, j'attends qu'on m'appelle pour savoir quand je rentre à l'hôpital. J'en peux plus de vivre. C'est très dur chaque jour. Et je dois chaque jour porter un masque pour cacher ma souffrance.
20 octobre 2005
bonjour à tous
je vais me refaire hospitaliser pendant les vacances, pendant une semaine a peu près. J'y vais pour faire le point, souffler, me sentir écoutée et en sécuritée. Maintenant je crois en l'avenir, je fais tout pour m'en sortir, même si ce n'est pas facile. Je dois bien avouer que les idées suicidaires, les tca, les am me taraudent encore et toujours et que ce n'est pas toujours facile. Chaque seconde de ma vie est un vrai cauchemar, je ne vis plus, je survis...J'ai un état dépressif qui n'arrange pas les choses. Mais aujourd'hui je ne veux plus vivre ça, je veux pouvoir avoir une vie normale, avec mes peines et mes joies, une vraie vie d'adolescente. Je sais que ça prendra du temps la guérison et qu'il faut beaucoup de passiance, meme très beaucoup et affronter les rechutes qui surviennent très souvent, mais maintenant j'ai un objectif, passer le concours d'infirmière, et je crois bien que c'est la seule chose qui a réussi a me motivier. Je veux reconstruire ma vie, et je veux guérir. La volonté est très important pr la guérison, car c'est quotidiennement qu'il faut se battre dans une maladie comme ça mais maintenant j'y crois.
Bien sûr j'appréhende un peu de retourner a l'hopital, car comme le psy me l'a fait remarqué je me bloque très facilement et à mes dernières hospitalisations, j'étais un vrai mur, impossible de m'arracher un mot de la bouche. Vraiment j'espère que ça va m'aider ce court séjour et que je ne vais pas être submergée par mes tca. J'avais très peur d'annoncer mon hospi à ma mère, je ne lui parle jamais, je ne lui dis jamais ma souffrance. Je me suis imaginée tous les scénarios, je pensais qu'elle allait me crier dessus, qu'elle allait me dire que je fais chier, que je fous ma vie en l'air..Vous imaginez meme pas l'épreuve que c'était pour moi de lui annoncer une chose pareille. Mais en faite non, elle a juste été contente que j'accepte de me faire aider et surtout de me voir mieux (bien sûr je ne lui ai pas tout dit mais bon, je lui ai juste dit que c'était pour un bilan, car sinon ça allait super bien). Mais après tout je m'en fiche qu'elle croive que je vais mieux, je ne vis que pour moi et pas pour les autres. Je me fais hospitaliser pour moi, pour avancer, et qu'importe ce que pense les autres, ce ne sont pas eux qui me feront vivre.
Voila j'en profite pour dire à toutes mes soeurs de coeurs que je les aime très forts (j'espère qu'elle se reconnaitront toute malgrè leur manque de confiance en elle) et que c'est grace à elles que j'arrive a garder la tête hors de l'eau, par leurs paroles douces quotidiennes, par leur soutien, par leur compréhension. Gros bisous à mes soeur de coeur, mes soeurs de maladie. Je vous aime
16 octobre 2005
boudin d'espoir
écrits du 10 aout (c le début) 
le boudin c'est moi,boulimique suicidaire Je ris je pleure tous ces sentiments entremélés. Le passé, le futur, tout tourbillone. Je regarde autour de moi, la vie, la mort, tout est si proche. Autant profiter. Mes bourrelets au ventre, je les vois, je les déteste, je m'en amuse. Mes yeux schotchés sur mon corps, je ne vois qu'un tas de graisse, je ne vois plus la personne que je suis, juste un objet un peu trop gros, meme beaucoup trop gros. Je suis pétrifiée, horrifiée par la vue de ce coprs. Mes pensées s'accumulent autour de cette silhouette si maigre dont je reve tant, dont j'aurai dû etre. Parlons plutôt des mois précédents
allongée sur un lit d'hopital je refuse de manger. Je contrôle mes repas, je mange un fruit, un légume, non meme pas, un yaourt je vomis. Ca faisait longtemps que j'attendais ce moment. Cinq jours en réanimation après une tentative de suicide, je saute sur l'occasion, ils ne contrôlent pas mes repas. J'ai faim, je ne peux pas faire de crise de boulimie, je suis enfermée dans une chambre aux murs blancs. Je suis seule, je me sens bien ici, isolée des autres. Une chemise bleue est mon seul habit. Pas de balance. Est ce que j'ai maigris? Vient le moment de mon transfert dans un centre pour jeunes suicidaires. Je m'habille, mon pantalon me va trop grand. L'euphorie monte. J'ai réussi. J'ai maigri. Encore, encore. Je dois fondre, qu'il ne reste plus rien. Juste les os, pas de chair, pas de graisse. J'ai tellement faim. Je résiste pendant les repas. Je ne mangerai pas. Première crise de boulimie. Je vomis. Une échéance. Juste un moment de faiblesse. Je continue dans l'anorexie. Trop de bonnes choses à manger devant mes yeux: chocolat, gateaux, fromage. Mais non. Je ne mangerai pas. Une balance. Chouette j'ai trouvé une balance, moins 10 kg. Quelle joie, que du bonheur, je me sens forte, tellement forte, et personne pour m'empécher de maigrir, c'est moi qui contrôle tout. Je ne tiens plus debout. Je ne peux plus rien faire, plus me doucher, plus m'habiller, plus me brosser les dents. Je n'ai plus de force. Un malaise, puis deux, une tension pas bien haute, infèrieure à 10. Je vomis ma vie. Je vomis les autes. Maeva, une boulimique est là, avec moi, on rigole. Ses mots me font du bien, me donnent de la force, "tu as de la chance d'etre presque maigre, d'etre mince". Mais je ne veux pas etre presque maigre, je veux etre maigre, sentir mes os, voir mes pantalons flotter. J'ai perdu plus d'une taille de vêtement, quand je m'assois j'ai mal aux fesses, je m'assois sur mes os. Douleur tellement gratifiante, la preuve que j'y arrive, que je maigris.
"perte d'indépendance" ces mots d'une infirmière m'ont fait peur. Je ne veux pas être dépendante. Je m'étais confiée à elle, mon corps ne supporte plus rien, aucune nourriture, aucun exercice, aucun effort, meme rester debout cinq minutes.
Je réagis. La roue des troubles alimentaires tourne. La boulimie accourt, elle s'imprègne de mon corps. Je mange, je vomis. Je dévore tout ce que je peux. Pendant les repas on se fait des orgies avec maeva, on s'étouffe de nourriture, on mange jusqu'a en vomir dans notre assiète, jusqu'a etre sûre que notre estomac ne peut plus rien contenur. On court aux toilettes, on vomit. Pas besoin de focer, pas besoin de mettre les doigts, c'est devenu un automatisme pour mon corps. J'ai fini de vomir, mon estomac est vide, j'ai encore faim. Manger. Ce mot résonne partout dans ma tête. Mais qu'est ce qui m'arrive? J'étais tellement forte avant à ne rien manger. Je me dégoute, je me hais. Je suis soumise à mes pulsions, je ne contrôle rien. Je vais remanger en cachette. Encore une crise. Je vomis. J'ai de nouveau faim. Mais quand est ce que ca s'arretera? Apperemment jamais. Le cercle viscieux de la boulimie est commencé. Crise, crise, crise. Voilà comment se remplissent mes journée dans mon centre pr jeunes suicidaires. Une alternative. Faire une crise de fruits. Les fruits ca ne fait pas grossir. Mais non ca ne suffit pas. Après les fruits, les sucreries. La balance. J'ai peur. Chaque jour j'appréhende. Qu'est ce qu'elle va dire? C'est horrible j'ai repris. Je me sens salle et grosse. Vision de mon corps completement déformée. Je ne dépasse meme pas les 50 kg. Prise de sang. Mauvais résultats. Carrence en potassium. Je m'en fiche. La seule chose que je veux; maigrir. Mais ils ne le comprennent pas. Je m'en fou de mon potassium, je peux en crever, tant mieux. Au moins ce cauchemar sera terminé. Tellement de haine de colère contre moi. Pourquoi je mange ainsi? Pourquoi la boulimie rythme chaque repas, chaque bouchée? Pourquoi je suis prise au piege? Mon corps est une horreur. je me sens énorme, grosse, obèse. Ces mots sont faibles. Je me répugne. Je ne peux plus me voir.
Je rentre chez moi "laure tu as maigris"
Interdiction d'aller aux toilettes seule. Toujours en surveillance de ma mère. Je ne peux plus me purger. Je mange, je crise, j'engraisse. Plus 1 kg chaque jour. L'effroi. Le poids monte. Je reprends tous ces kilos éliminés. J'arrive à mon poids d'avant, mais non, ça ne se stabilise pas, ca monte toujours,+1, +2, +3, +4 au secours. Je suis effondrée. Je me sens tellement nulle impuissante. Un moi passe, puis deux. La boulimie est là, me grignote, me ronge. Je capitule. La boulimie a gagnée. Je m'en fou de grossir, je deviendrais obèse. Je crise ça ne me fait plus rien. La boulimie a pris possession de mon corps, de mon esprit. Ma mère a arrété de me surveiller. Sa vigilence s'est estompée. Je retombe dans le piège des vomissements. Mais c'est tellement rassurant, je limite les dégats. Je suis épuisée. Après deux semaines de jeûn je reperds des kilos. Je reprends tout.
Aujourd'hui j'attends le moment venu pour retomber dans l'anorexie. Moins 15 kg. Je sais, c'est pas malin. Ce n'est meme pas la solution pour être heureux. Mais je me sentirai mieux dans mon corps. Corps que je déteste tellement. Je ne peux plus me regarder dans une glace sans avoir des vertiges. Je me répugne. J'ai honte de moi. Je ne supporte pas le regard des autres. J'ai tellement de tristesse en moi.
Voilà une partie de mon parcours. L'histoire de mes troubles alimentaires a commencé bien avant. Alternant anorexie et boulimie. C'est triste ces maladies. Je me demande si on en guérit définitivement. Je souris, le stylo glisse sur la feuille, mes pensées se libèrent. Je regarde mes bourrelets, je rigole, je pleure. Je touche la graisse qui envahit mon corps. Buttée par la maladie ou guérison? Toutes ces choses contradictoires. Espérance, illusion. Je ne sais plus, je ne sais plus. Maladie oui ,non. Equilibre non c'est pas ça. L'équilibre ne m'aime pas. Pas de juste milieu avec moi. Soit trop de, soit pas assez de, mais aucun équilibez. Trop grosse, pas assez maigre, trop timide, trop sensible, trop de peur, pas assez heureuse. Enfin bref. Je ne suis qu'un boudin. MAIS pas n'importe quel boudin. Un boudin d'espoir. Je sais qu'on va s'en sortir de cette maladie de merde.
15 octobre 2005
shootée aux médoc
voilà mon petit traitement
la matin:
2 séroprame, 1 xanax, 1 tercian, 30 gouttes d'heptamile
le midi:
1 xanax, 30 gouttes d'heptamile
le soir:
1 xanax, 30 gouttes d'heptamile
au coucher:
1 tercian
comment voulez vous que je ne passe pas ma journée à dormir
encore aux urgences
jeudi 16 juin 2005
réanimation
lavage d'estomac, intubé par le nez, putain que ca fait mal
des fils partout, une perf dans la main
je retourne en consultation ds mon centre pour ados suicidaires, ils me disent que je suis plus forte qu'eux, qu'ils sont très pésimiste sur mon cas, que je vais etre enfermée ds une chambre a double tour avec des adultes en hopital psychiatrique si je refais une ts
ils me laissent ma dernière chance mais ils m'ont dit qu'ils ne savent plus quoi faire de moi
je me sens si seul, si incomprise
mardi 21 juin 2005
voila je pars mercedi ds mon centre
normalement je n'y reste pas plus de dix jours
jeudi 30 juin 2005
coucou a tous
je suis revenue
je vais pas très bien
les psy m'ont diagnostiquée avec des troubles de la personnalité et du comportement
si je ne vais pas mieux ils veulent me réhospitaliser à long therme et m'envoyer ds un internat thérapeutique loin de chez moi
en gros c'est la grosse merde pr moi, je vais pas bien du tout
j'y arrive pas, avec le psy ca s'est super mal passé





